Syndicat d'Apiculture du Rhône et de la Région Lyonnaise

Chambre d'Agriculture - 18 rue des Monts d'Or - 69 890 La Tour de Salvagny


5 Décembre 2019 - Bonne nouvelle !

Le Tribunal administratif de Nice donne raison à l’Union nationale de l’apiculture française et à l’association Agir pour l’environnement en annulant l’autorisation de mise sur le marché du Closer et du Transform, deux produits toxiques pour les abeilles, à base de sulfoxaflor.

Voir le communiqué de presse de l’UNAF et la décision du Tribunal administratif de Nice :
https://www.unaf-apiculture.info/actualites/une-nouvelle-victoire-juridique-pour-l-unaf-et-agir-pour-l-environnement.html

Au terme d’une procédure contentieuse engagée conjointement par l’Union nationale de l’apiculture française et Agir pour l’Environnement et représentée par Me Bernard Fau, contre l’autorisation de mise sur le marché du Transform et du Closer, deux insecticides tueurs d’abeilles, le tribunal administratif de Nice vient de condamner le société Dow Agrosciences et l’Agence nationale de sécurité sanitaire et environnementale (ANSES).

Les deux autorisations de mise sur le marché de ces insecticides sont définitivement annulées et l’ANSES et la société DowAgrosciences ont été conjointement condamnées à payer 1500 euros chacune aux deux ONG requérantes.

Dow Agrosciences est une filiale de Dow Chemical, associée à la catastrophe de Bhopal en Inde en 1984. Le chiffre d’affaires de Dow Agrosciences est de 7,1 milliards de dollars et l’entreprise compte parmi les plus grandes multinationales de l’agrochimie.

Pour l’Union nationale de l’apiculture française, Agir pour l’Environnement, cette décision de justice confirme que le processus d’autorisation de mise sur le marché de pesticides est faillible et nécessite d’être revu en profondeur afin d’éviter qu’à l’avenir, la précipitation soit la norme et la prise en compte du principe de précaution l’exception.

Solène Bellanger

Chargée de projet "Environnement de l’Abeille"
Union Nationale de l’Apiculture Française

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COMMUNIQUE DE PRESSE - UNAF 7/11/2019
Menace sur les pollinisateurs sauvages :

L’apiculture coupable ? Le point de vue de l’Union Nationale de l’Apiculture Française

Ces derniers mois, plusieurs études sont venues remettre en question l’installation de ruches dans des milieux tant urbains que non-urbains. D’après ces publications, les colonies d’abeilles prélèveraient les ressources alimentaires des pollinisateurs sauvages ce qui leurs seraient préjudiciables. C’est notamment l’étude d’une équipe CNRS-MNHN, menée sur la ville de Paris et parue en septembre 2019, qui a mis le feu aux poudres.

Il convient de rappeler quelques points qui permettent de resituer ces études dans un contexte plus large afin de ne pas tirer de conclusions hâtives de ces études :
- Un déficit de pollinisation est constaté en France. La question de la concurrence entre abeilles sauvages et mellifères ne se pose donc que dans des situations exceptionnelles.
- Tout comme les oiseaux, les abeilles mellifères et sauvages souffrent ensemble de mortalités importantes.
- En matière de déclin des pollinisateurs, qu’ils soient domestiques ou sauvages, l’immense majorité des études pointent du doigt la dégradation et la fragmentation des habitats, la limitation des ressources alimentaires pour les pollinisateurs et la contamination chimique des plantes, des eaux et des sols par les pesticides.

En milieux urbains, si à Paris, on peut s’interroger sur l’importante densité du nombre de colonies au regard de la ressource en pollen et nectar disponible, pour l’UNAF, il n’en va pas de même dans toutes les villes de France. Chaque ville possède plus ou moins d’habitats favorables pour la nidification des pollinisateurs sauvages tout comme la quantité et la qualité des ressources alimentaires disponibles variera suivant les espaces urbains.

En milieux naturels ou semi-naturel, aujourd’hui, il ne semble pas contestable que, dans certaines situations extrêmes et rarissimes, l’installation de ruches puisse entrer en concurrence avec les pollinisateurs sauvages sur la ressource alimentaire sur une surface donnée. Néanmoins, à l’heure actuelle, les études ne permettent pas de conclure que même dans ces cas très particuliers, l’abeille joue un rôle dans le déclin des pollinisateurs sauvages.

En conséquence, l’UNAF encourage :
→ A refuser toute mesure qui conduirait à l’interdiction de ruches notamment dans certains milieux naturels.
→ A améliorer la qualité et la quantité de la ressource alimentaire et des habitats favorables pour les pollinisateurs dans les espaces urbains ou non.
L’UNAF tient à rappeler qu’elle ne se satisfait nullement du cadre de ce débat. Si apiculteurs et naturalistes en arrivent à se disputer les rares espaces naturels riches en biodiversité et indemnes de contaminations chimiques, c’est bien que le reste de notre territoire n’est plus viable pour les pollinisateurs. L’influence de l’abeille mellifère sur le déclin des pollinisateurs sauvages est en réalité nulle ou à peu près, en comparaison de l’impact de la dégradation rapide de la qualité de notre environnement. C’est pourquoi apiculteurs et naturalistes doivent travailler ensemble à une réorientation de l’agriculture.

Pour Gilles Lanio, Président de l’UNAF : « Proposer et promouvoir des mesures permettant au système agricole d’aller vers une meilleure mixité des milieux et un environnement favorable à tous les pollinisateurs sans mener les agriculteurs à la ruine est évidemment une tâche plus complexe que d’interdire les ruches dans les parcs naturels ; plus complexe certes, mais combien plus intéressante, plus solidaire et à terme plus payante pour les abeilles sauvages comme les abeilles mellifères ! »

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COMMUNIQUE DE PRESSE - MERCREDI 23 OCTOBRE 2019

Evaluation des impacts des pesticides sur les abeilles :

Les Eurodéputés infligent un revers à la Commission et aux Etats membres en refusant d’entériner le maintien de standards d’évaluation des pesticides scandaleusement bas. Un immense soulagement pour l’Union Nationale de l’Apiculture Française.

Aujourd’hui, le mercredi 23 octobre 2019 à Strasbourg, les parlementaires européens se sont opposés, à une écrasante majorité, à la proposition de la Commission européenne de maintenir des règles d’évaluation totalement obsolètes des impacts des pesticides sur les abeilles. C’est un immense soulagement pour le monde de l’apiculture !

Rappel des faits :

En 2012, l’agence européenne de sécurité alimentaire, l’EFSA, a pointé du doigt les « faiblesses majeures » de l’évaluation de l’impact des pesticides sur les abeilles.
L’année suivante, en conséquence de son avis de 2012 et pour aligner l’évaluation sur les nouvelles exigences règlementaires[1], l’EFSA a fait une proposition de nouveau document d’orientation contenant les méthodes à mettre en œuvre pour évaluer les effets des pesticides sur les abeilles domestiques et sauvages, notamment en ajoutant la toxicité chronique, larvaire et les effets sublétaux des pesticides.
Depuis 2013, soit depuis 6 ans, la Commission n’est pas parvenue à faire avaliser ce document de l’EFSA par les Etats membres de l’Union européenne.
Fin 2018 et courant 2019, pour aboutir sur ce dossier et afin d’obtenir un consensus parmi les Etats, elle a progressivement amputé le document de l’EFSA de ses avancées majeures.

Commission et Etats membres se sont ainsi mis d’accord :
- Pour ne pas évaluer la toxicité chronique des effets des pesticides sur les abeilles, alors que selon l’EFSA, la toxicité à long terme peut dépasser les prédictions fondées sur les essais à court terme ;
- Pour ne pas évaluer les impacts sur les abeilles sauvages, alors que des tests sont disponibles pour certaines espèces et que l’on connait le déclin alarmant des pollinisateurs sauvages.

Les Etats membres et la Commission ont donc fait sciemment le choix d’occulter tout un pan des connaissances scientifiques actuelles bien que le règlement sur les pesticides exige de fonder les décisions sur « l’état actuel des connaissances scientifiques et techniques ».

C’est cet arbitrage scandaleux que la Commission a soumis au Parlement européen et qui a fait l’objet d’un vote décisif aujourd’hui à Strasbourg. Nos Eurodéputés ont ainsi refusé de valider les évolutions réglementaires insuffisantes proposées par la Commission (533 voix pour l’objection – 67 contre – 100 abstentions). Ils ont également demandé à la Commission et aux Etats de revoir leur copie « sans tarder » en incluant toxicités chronique et larvaire pour les abeilles et la toxicité pour les abeilles sauvages.

Commentaires de l’UNAF :

Selon une étude allemande de 2017, 75% des populations d’insectes volants ont disparu en un quart de siècle. Et chaque année, les apiculteurs subissent un taux annuel de mortalités de leurs colonies de 30% en moyenne.

Face à cette proposition inacceptable de la Commission, le Parlement européen a donné une réponse à la hauteur des enjeux, pour la biodiversité et pour la pollinisation de notre alimentation. Depuis plusieurs mois, apiculteurs et ONG environnementales faisaient face avec désolation à un processus décisionnel opaque vidant de sa substance le document le plus abouti à ce jour pour évaluer les impacts des pesticides sur les abeilles.

Pour Gilles Lanio, Président de l’UNAF, « le Parlement européen siffle enfin la fin de ce jeu de dupes, dans lequel les pouvoirs publics auraient voulu continuer de faire croire que les pesticides étaient correctement évalués. C’est une victoire pour l’apiculture, mais la Commission doit encore la concrétiser. C’est aussi une victoire pour la démocratie et la transparence des décisions. »

Anne Furet
Chargée de projet "Environnement de l’Abeille"
Union Nationale de l’Apiculture Française

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TRANSPARENCE SUR L’ORIGINE DU MIEL

16 juillet 2019

La France notifiera courant juillet à l’Union européenne un projet de décret pour renforcer la transparence sur l’origine du miel :

-  les miels issus de mélanges de miels provenant de plusieurs pays commercialisés en France devront préciser sur leur étiquetage la liste exhaustive des pays d’origine des miels les composant, par ordre pondéral décroissant.

-  les pays dont sont originaires plus de 20% des miels du mélange seront également mis en évidence , en caractère gras ou souligné, pour renforcer leur visibilité par le consommateur.

Le décret devrait être publié tout début 2020 et le projet de décret prévoit une entrée en vigueur de la mesure le 1er juillet 2020, soit dans un an.

Pour Gilles Lanio, président de l’UNAF, « Ce décret va enfin permettre aux apiculteurs français de mieux valoriser leur production et de garantir aux consommateurs l’information loyale et pertinente qu’ils attendaient depuis longtemps »

C’est pour nous une belle avancée, fruit d’un travail initié par l’UNAF il y a 3 ans et mené collectivement avec d’autres syndicats et organisations, comme l’UFC-Que Choisir et Agir pour l’Environnement. C’est aussi le fruit de votre mobilisation, de vos rencontres avec les parlementaires et de votre communication. Bravo à vous et merci pour votre mobilisation !

Anne Furet
Pour l’UNAF

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COMMUNIQUE DE PRESSE
INTERDICTION DE L’UTILISATION DES PESTICIDES EN FLORAISON : L’UNAF PUBLIE UN RAPPORT POUR UNE REELLE PROTECTION DES ABEILLES

Pour protéger les abeilles, la France interdit en théorie les pulvérisations d’insecticides en période de floraison. « En théorie », car cette réglementation, dite « arrêté Abeilles », est très incomplète et mal appliquée. En février 2019, l’Anses publiait un avis fournissant de nombreuses recommandations pour rendre l’arrêté Abeilles efficace. Les ministres de l’Environnement et de l’Agriculture avaient annoncé sur la base de cet avis la création d’un groupe de travail associant les parties prenantes à une révision.
Alors que la deuxième rencontre du groupe de travail initié par les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement se tient aujourd’hui, le 9 mai, l’Union Nationale de l’Apiculture Française publie un rapport pour une réelle protection des abeilles mellifères et sauvages contre les pesticides.

Cette étude approfondie dresse plusieurs constats sévères :

L’arrêté abeilles n’est pas en cohérence avec son objectif de protection des abeilles contre les pesticides pendant la floraison : quid des pesticides systémiques, appliqués bien avant la floraison, mais retrouvés dans les fleurs ? quid des fongicides et herbicides, aujourd’hui écartés de la réglementation, alors qu’ils sont responsables d’intoxications aigües de colonies d’abeilles ?

Près de la moitié des usages insecticides bénéficient d’une dérogation à cette interdiction. Comment parler de principe d’interdiction lorsque la dérogation devient la règle ?

L’arrêté abeilles est aujourd’hui mal appliqué par le monde agricole. Et pour cause : le rapport fait apparaitre un manque de lisibilité et une méconnaissance globale de cette réglementation par les personnes supposées l’appliquer.

Au terme de ce rapport, l’UNAF rappelle son soutien aux recommandations de l’Anses de février 2019 (élargissement aux fongicides/herbicides et traitements nocturnes notamment) et émet des recommandations supplémentaires.

L’Union Nationale de l’Apiculture Française demande notamment un retour au respect du principe de l’interdiction de traitement en floraison : elle propose pour cela de conditionner la délivrance des dérogations exceptionnelles à une analyse comparée de l’efficacité et des risques pour les abeilles d’autres moyens de lutte, agronomiques et chimiques, le traitement en floraison ne pouvant intervenir que si cette analyse indique qu’il n’y a pas de méthode moins risquée.

Pour Antoine Caron, Secrétaire général de l’UNAF, « Tous les indicateurs le montrent : les abeilles et les pollinisateurs subissent un déclin vertigineux. Comme nous l’ont rappelé dernièrement les experts de l’IPBES, il faut cesser les demi-mesures et avoir le courage politique de protéger cette biodiversité, vitale pour notre société. »

Anne Furet
Chargée de projet "Environnement de l’Abeille"
Union Nationale de l’Apiculture Française
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1 Septembre 2018

Cinq pesticides néonicotinoïdes sont désormais interdits en France et sont exclus de tout usage phytosanitaire : clothianidine, thiaméthoxame, imidaclopride, thiaclopride et acétamipride.

Mais des dérogations seront accordées aux agriculteurs jusqu’en 2020.
À noter aussi la prolongation de l’autorisation de ces molécules pour usage vétérinaire.

L’Union européenne bannira le 19 décembre :
clothianidine, thiaméthoxame, imidaclopride,
mais uniquement pour les cultures en plein champ.

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Bilan journée de rassemblement du 7 juin 2018

Suite à l’appel de l’UNAF, de la FFAP,du SNA et de la FNOSAD, le Syndicat d’Apiculture du Rhône a organisé un rassemblement devant la préfecture le 7 juin 2018 à 10h 
Regroupement initial place Jean Macé, distribution de panneaux, d’affiches et autres objets visibles et sonores.
Nous étions une trentaine au départ et une cinquantaine à l’arrivée. 
Accompagnés par les services de sécurité et des photographes tout au long de l’avenue Jean Jaurés jusqu’à la rue DUNOIR, les apiculteurs ont distribué la brochure de "Agir pour l’environnement " et offert des bonbons au miel.
Notre arrivée était très attendue par une dizaine de journalistes de la presse écrite et télévisuelle. De nombreuses interviews ont permis aux apiculteurs présents d’exprimer leurs attentes.
Une délégation composée de Bernard ADELL, Olivier MARTEL, Philippe GLEIZAL, Jean Paul BERTIN et Alain ROUCHON a été reçue par M. SAUCIER chef de cabinet du préfet de Région.
Nous avons évoqué l’application de mesures urgentes et importantes pour sauver l’apiculture que ce soit aux niveaux national et départemental.

Au niveau national : 

- Déclencher une aide financière immédiate pour soutenir les apiculteurs sinistrés. 
- Élaborer un vrai plan pour déterminer les causes et mettre fin au désastre apicole.
- Rétablir un environnement viable en supprimant les insecticides les plus toxiques. 
- Interdire sans dérogation, tous les insecticides néonicotinoïdes en vertu de la loi applicable à partir de l’automne 2018.
- Révision du décret "Mention abeille". Pulvérisation des produits au coucher du soleil.
- Permettre deux déclarations de ruchers (avant et après hivernage ) afin de comptabiliser les pertes hivernales.
- Simplifier "l’usine à gaz" que représente la nouvelle gouvernance sanitaire.
- Fixer un cahier des charges avant l’ensemencement de couverts végétaux après cultures ayant subi des traitements systémiques.

Au niveau départemental :

Suite aux intoxications de l’automne dernier, nous avons dénoncé l’application de traitements insecticides sur les framboisiers en fleurs, et autres pratiques, dans les zones arboricoles de l’Ouest lyonnais.
- Revoir les traitements contre l’araignée rouge sur les sapins de Noël dans le secteur de Chaponost.
- Interdire l’épandage d’herbicides pour lutter contre l’ambroisie en fleurs.
- Demander des moyens et de la réactivité de la DDPP face aux signalements de pertes d’abeilles.
- Dénoncer l’incompétence de la société FREDON face au problème du frelon asiatique.

Nous sommes sortis à 11h30 de la préfecture et un résumé a été fait aux apiculteurs présents. 
Une bonne journée d’actions, c’est ce que nous devons retenir de cette manifestation très médiatisée.
Votre Syndicat a pleinement rempli son rôle de rassembleur, de relais des instances nationales. Il a également porté à la connaissance du Préfet les problèmes propres à notre département et dénoncé les anomalies et les incompétences du "système".
Merci à ceux qui ont pu se libérer et être des acteurs indispensables à la réussite de cette journée d’action. Pour ceux qui n’ont pas pu être là, d’autres occasions se présenteront !!

Cordialement 

Bernard ADELL (Vice président)
Philippe GLEIZAL (Vice président)
Olivier MARTEL (Président GDSA)
Jean Paul BERTIN (Administrateur chargé du dossier environnement)
Alain ROUCHON (Président)

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5 juin 2018

SYNDICAT D’APICULTURE DU RHONE, DE LA METROPOLE ET DE LA REGION LYONNAISE

Mortalité d’abeilles : les apiculteurs tirent la sonnette d’alarme

Avec le retour du printemps, les abeilles devraient être en pleine activité et récolter pollen et nectar à profusion. Mais cette année encore, de très nombreux apiculteurs sont privés de cette chance car ils déplorent une mortalité désastreuse de leurs abeilles.

Depuis plusieurs semaines, l’Union Nationale de l’Apiculture Française reçoit des appels d’apiculteurs de différentes régions françaises rapportant des mortalités anormales de leurs colonies en sortie d’hiver. En Dordogne, ce sont près de 2 500 colonies qui ont été recensées comme mortes. En Charente-Maritime, les apiculteurs rapportent une situation catastrophique. Les apiculteurs bretons sont également victimes de phénomènes de mortalités inexpliquées de grande ampleur. Dans l’Aisne, la situation est critique. Certains départements comme la Creuse ou le Doubs déplorent des mortalités importantes, particulièrement en zone de grandes cultures.
Dans toutes les régions concernées, le phénomène n’a épargné aucun type d’apiculteurs. Amateurs, semi-pros ou professionnels… tous sont touchés.

L’utilisation des pesticides et la contamination chimique quasi-omniprésente de l’environnement fragilisent les colonies, qui exposées à de multiples facteurs de stress, ne résistent plus et déclinent. Face à cette situation, le découragement gagne les apiculteurs et aujourd’hui, beaucoup sont sur le point de cesser leur activité.

L’Union Nationale de l’Apiculture Française, la Fédération Française des Apiculteurs Professionnels, la Fédération Nationale des Organisations Sanitaires Apicoles Départementales et le Syndicat National d’Apiculture demandent :
→ Le soutien de l’État pour identifier les causes et mettre fin à ce désastre ;
→ Un soutien financier et l’indemnisation des apiculteurs touchés, au-delà des traditionnels dispositifs de calamité agricole, en mobilisant le fonds européen et en déployant des aides régionales ciblées ;
→ Des mesures de protection en faveur des hommes et des pollinisateurs avec le rétablissement d’un environnement viable, ce qui suppose la fin des pesticides les plus toxiques pour les abeilles (néonicotinoïdes notamment) et la réorientation de notre agriculture vers des systèmes respectueux de la biodiversité.

Il y a urgence !

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Emmanuelle BOUGRELLE,
visite une ruche "gratte-ciel".

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UNION EUROPÉENNE - RAPPORT du 8.2.2018 sur les perspectives et défis pour le secteur apicole de l’Union européenne

AVIS DE LA COMMISSION DE L’ENVIRONNEMENT, DE LA SANTE PUBLIQUE ET DE LA SECURITE ALIMENTAIRE

à l’intention de la commission de l’agriculture et du développement rural
sur les perspectives et défis pour le secteur apicole de l’Union européenne.

Commission de l’agriculture et du développement rural
Rapporteur : Norbert Erdős

20 - insiste sur le fait qu’il revient aux pesticides à base de néonicotinoïdes un rôle particulier dans le déclin inquiétant des populations d’abeilles dans toute l’Europe, comme en témoignent de nombreuses études internationales, ayant servi de fondement à des pétitions citoyennes qui ont recueilli des centaines de milliers de signatures sur tout le continent ;
21 - rappelle que de plus en plus d’études scientifiques établissent un lien entre la disparition des colonies d’abeilles et l’utilisation des pesticides néonicotinoïdes ;
23 - demande l’interdiction définitive de tous les insecticides néonicotinoïdes sur le marché européen ;
24 . demande à la Commission européenne de proposer une législation interdisant la production, la vente et l’utilisation de tous les pesticides à base de néonicotinoïdes dans toute l’Union sans dérogation et, en priorité, afin de protéger les populations d’abeilles ;

Voir ce rapport complet de 34 pages
https://www.actu-environnement.com/media/pdf/news-30762-rapport-apiculture-pe.pdf

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17 décembre 2017

LOGICIEL GRATUIT DE GESTION DES RUCHERS PROPOSÉ PAR LE "SYNDICAT D’APICULTURE DU RHÔNE"

CETTE NOUVELLE VERSION DU PROGRAMME "RUCHER.V4" COMPORTE EN PLUS DU CONTENU DE LA VERSION PRÉCÉDENTE SUR LA GESTION INFORMATIQUE DES RUCHERS, DES PROCÉDURES POUR LA SÉLECTION DES COLONIES, LE CALCUL DE L’INDICE CUBITAL, LA RECHERCHE DE L’ORIGINE DES POLLENS ...

Vous pourrez vérifier "la pureté" de vos races d’abeilles, mais aussi comparer la stabilité de vos métisses, ou des différentes "buckfast" du commerce...

Indice-cubital-d’une-Buckfast

Il est aussi possible de rechercher et de visualiser les caractéristiques des entrées de pollen en fonction de différents critères, comme l’époque de floraison, la couleur des pelotes, les dimensions et la forme du grain de pollen ...


Fiche du pollen de buis : grain de pollen au microscope et couleur des pelotes

Tableau en liste des fiches de fleurs sélectionnées par rapport à la couleur des pelotes de pollen

Accès au site de téléchargement des logiciels et des manuels de formation

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La propolis de la récolte à l’utilisation

Françoise Sauvager est une spécialiste de la propolis. Elle nous présente les résultats de très nombreux travaux internationaux sur les propriétés de la propolis, mais aussi ses connaissances concernant l’intérêt de la propolis pour les apiculteurs.

Francoise-Sauvager

Françoise SAUVAGER lors de la journée technique organisée par le "Syndicat d’Apiculture du Rhône" à Marcy-l’Étoile".


La propolis est une substance résineuse, gommeuse, balsamique récoltée par les abeilles sur les bourgeons de certaines plantes ou arbres (peuplier, bouleau, saule, orme, frêne, épicéa, sapin, pin, goyavier, cocotier…), à laquelle elles ajoutent leurs propres sécrétions (salivaires et cire). En France, elle est récoltée essentiellement sur le peuplier (brune).

Compte-rendu de cette conférence :

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MÉLÉZITOSE, LE "MIEL BÉTON"

Certaines années dans les forêts de résineux, les abeilles peuvent récolter en grande quantité un miellat dont la particularité est de cristalliser presque immédiatement dans les cellules. Il devient impossible de l’extraire.

Rayon-brisé-de-miellat-de-mélézitose-Photo-Jacques-FRENEY

Rayon brisé de miellat de mélézitose

Les abeilles hivernent très mal sur cette nourriture si l’hiver est rude et qu’elles sont dans l’impossibilité de sortir de la ruche pour soulager leurs intestins.

Lire l’article complet illustré de nombreuses photos

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Novembre 2016 : le frelon asiatique (Vespa Velutina) est installé dans le département du Rhône.

Il a été repéré dans les communes suivantes : Le bois d’Oingt, Thizy, Chenas, Condrieu, Saint Genis l’Argentière, Bessenay, Thurins, Marcy l’étoile, ...

Frelon-asiatique-Bessenay-24-Sept-2015

Frelon Vespa Velutina - Bessenay (69) le 24 septembre 2015.

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UN NOUVEL OUTIL POUR LE SYNDICAT D’APICULTURE DU RHÔNE : LE LABORATOIRE DES ABEILLES

Inauguré début septembre, le nouveau chalet du Syndicat d’apiculture du Rhône accueille un laboratoire qui permettra la formation des stagiaires aux techniques d’insémination et à la production de pollen, propolis, et gelée royale.

Rucher école du Syndicat d’apiculture du Rhône

À ce jour, 862 apiculteurs adhèrent au "Syndicat d’apiculture du Rhône".

Compte-rendu de l’inauguration de ce chalet des abeilles :

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Insecticides néonicotinoïdes.
Mais quand s’arrêtera ce scandale ?

Résultats des analyses effectuées sur des prélèvements d’abeilles et de pollen, réalisés au printemps 2014 sur des ruches placées en zone fruitière dans les Monts du Lyonnais.

Un exemple : 16,50 ng/g de Thiaclopride dans les abeilles butinant sur les fleurs de pommiers.
Elles vont mourir et ce ne sera pas la faute du varroa.

Les abeilles meurent en silence, dans l’indifférence générale.
Le massacre continue et s’amplifie, les colonies d’abeilles disparaissent avant et pendant la saison d’hivernage. Nous retrouvons les ruches vides d’abeilles, mais garnies de provisions.

La mortalité d’hivernage 2014 - 2015 a atteint des niveaux catastrophiques dans notre département, et cette tendance s’accentue d’année en année.
Des pertes de 50 à 90 % des colonies ont été enregistrées ce printemps chez de nombreux collègues.
C’est inacceptable : la « liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui » (art. 4 de la Déclaration des droits de l’homme).

Au contact de ces produits, les mâles et les reines n’ont plus la fertilité nécessaire pour assurer la pérennité de la grappe. Nous retrouvons au printemps de nombreuses colonies orphelines, ou encore des grappes minuscules qui vont rapidement s’éteindre. Les vieilles abeilles d’hiver disparaissent prématurément avant d’être remplacées par une nouvelle génération d’ouvrières.

Colonie-effondree,-reste-la

Colonie effondrée. Dans la ruche, il ne reste que la reine et une vingtaine d’abeilles. La petite grappe avec la reine, finit d’agoniser sur une partie de cadre vide, à quelques centimètres de la nourriture.

Les insecticides néonicotinoïdes sont la principale cause de ces disparitions de nos colonies d’abeilles. Bien entendu, les lobbies responsables de ces massacres vont continuer à nous assurer du contraire, comme ils le font depuis une vingtaine d’années malgré les preuves de la dangerosité des ces produits, mises en évidence par de nombreuses études de chercheurs indépendants.

Compte-rendu complet de cette étude :

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Janvier 2016 : PETIT COLÉOPTÈRE DE LA RUCHE
Plus on le cherche, plus on le trouve ...

Aethina


Depuis le 16 septembre 2015, de nombreux foyers d’A. tumida ont été observés en Calabre .

Le petit coléoptère ne doit pas arriver en France et dans notre département, car il est par la suite impossible de le faire disparaitre.

L’Italie est le principal fournisseur d’essaims en France, et des centaines d’essaims de cette origine arrivent chaque année dans notre département du Rhône.
En conséquence, n’achetez des essaims nus ou sur cadres, que si le vendeur vous certifie par écrit que ces essaims ne sont pas issus de colonies importées d’Italie depuis 2014.


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Rucher-de-Jacques-FRENEY-en-montagne



Jacques FRENEY, Apiculteur et Vice-Président du syndicat d’apiculture du Rhône, a constaté ces dernières années une hausse considérable des mortalités hivernales des colonies d’abeilles ayant butiné sur les arbres fruitiers des Monts du Lyonnais.

Les analyses révèlent la présence dans le pollen d’acétamipride, un puissant insecticide néonicotinoïde pulvérisé sur les arbres fruitiers avant et pendant la floraison. Il bénéficie de la mention "Abeilles".

Les résultats de cette étude réalisée sur 40 années de 1973 à 2013 ont été exposés lors de la conférence de presse organisée par l’UNAF à Paris le 11 février 2014.


Voici le texte de cette intervention

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Abeille intoxiquée : elle ne reviendra pas à la ruche.

Abeille intoxiquée : elle ne reviendra pas à la ruche ...

Traitements contre la chrysomèle du maïs, traitements contre la mouche du brou de la noix, traitements de la flavescence dorée de la vigne, traitements par enrobage des graines de semences avec des molécules de Thiamétoxam, Imidaclopride…, traitements des arbres fruitiers avant ou pendant floraison … :

Les abeilles ne reviennent pas à la ruche.

Il ne faut donc pas s’étonner de la disparition de nos colonies malgré toutes les campagnes de désinformation que nous subissons.

Les abeilles et les apiculteurs ne peuvent plus résister

80 % des ruchers du département du Rhône sont des ruchers sédentaires et ne peuvent pas être déplacés. Leur survie dépend maintenant uniquement des décisions départementales, régionales, nationales, et européennes qui ne vont que très rarement dans le sens de la protection de l’abeille.

Rares sont nos élus qui défendent réellement notre cause.

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Pour découvrir nos abeilles ...

Découvrir nos abeilles

Il était une fois ... une époque, où les abeilles n’étaient pas exterminées par les pesticides ...

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Cette adhésion au "GDSA 69" est comprise gratuitement dans l’adhésion au "Syndicat d’apiculture du Rhône"
Vous disposez de deux bons de commande :
un "Bon de commande d’hiver" à nous remettre avant le 10 mars 2019
un "Bon de commande d’été" à nous remettre avant le 30 mai 2019
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Assurez-vous avant le 31 Décembre pour l’année suivante ... - écrit le 1er janvier 2019

ASSURANCE ANNUELLE
Contrat d’assurance
Souscription du 1er janvier au 30 septembre de chaque année.
Adhésion annuelle au “Syndicat d’Apiculture du Rhône” Obligatoire
Ce document est indicatif et peut comporter des erreurs. Des démarches précises doivent être engagées pour prétendre à l’indemnisation. Pour tout renseignements et surtout en cas de sinistre , contactez nous par la rubrique "Contact" de ce site.
Très important :
Au 31 Décembre de l’année en cours, votre contrat prend fin. Vous (...)


Lien avec l’UNAF - écrit le 28 décembre 2018

Union Nationale de l’Apiculture Française


Lien avec l’ANERCEA - écrit le 28 décembre 2018

ANERCEA : Association Nationale des Eleveurs de Reines et des Centres d’Elevage Apicole


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